30.10.2007

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lotustexte

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17.01.2005

53. Humour de gynéco

Vingt-cinq semaines. Nous voici arrivés presque aux deux tiers de la grossesse. Le dernier rendez-vous chez le médecin s’est bien déroulé. Tout se passe pour le mieux. Tant au niveau de maman que du tien. C’est systématique mais à quelques jours d’une nouvelle visite de contrôle, il a toujours un soupçon d’inquiétude qui refait surface. Est-ce que tu vas bien ? Te développes-tu normalement ? Prends-tu assez de poids ? Et puis, il y a ces longues semaines d’attente avant d’à nouveau pouvoir t’apercevoir. Cinq cette fois-ci. Et même si tu bouges de plus en plus régulièrement, te regarder durant de longues secondes est le meilleur remède à cette appréhension.

Il paraît que tu me ressembles de plus en plus. Maman parle du menton et de la bouche. Elle a l’œil Maman car moi sur l’écho, je ne vois strictement rien. Entre nous, j’espère que tu ne récupéreras pas mes oreilles difformes d’éléphant d’Afrique centrale. Elles m’ont joué des tours durant de trop longues années, poussant certains enfants jusqu’à la moquerie sauvage. Pour le reste, prend et sers toi, ce qui est à moi est à toi…

Le gynéco nous a demandé si le sexe nous avait déjà été divulgué. Et sans attendre notre réponse, il a ajouté "en tout cas, il s’agit d’une très belle petite fille". Mon cœur a failli chavirer. Maman a failli tomber de la table d’examen et lui de son côté, il a bien rigolé. En un instant, je me suis imaginé te passant des petites robes. Heureusement, il nous a rassuré en nous montrant la preuve par l’image que tu étais bien un petit garçon. C’est certain, désormais, il n’y a plus de doute…

Et puis, dans un élan de crainte qui me caractérise (trop inquiet papa qu’il est), je lui demandé s’il serait bien présent pour l’accouchement. Il m’a répondu très caustiquement que malheureusement, il allait bientôt partir en mission pour une période de 6 mois. Je l’ai pris au mot l’espace de quelques secondes. Il a ensuite rectifié (heureusement) en nous annonçant qu’il prenait des congés à carnaval. Nous lui avons signifié tout aussi ironiquement notre accord. Toutefois, il est inutile qu’il espère prendre un week-end complet de repos au cours du dernier mois… ah non… !!!

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14.01.2005

52. La magie de l'haptonomie

Première séance d’haptonomie. Après une course folle à travers les rues de Bruxelles pour arriver à l’heure, nous voilà enfin devant le pas de porte de B, notre hôte du jour. B. a été sage-femme en son temps. Aujourd’hui, elle a décidé de s’installer à son compte et d’avoir une approche moins stricte de la préparation à l’accouchement. L’haptonomie pour ceux qui ne connaisse pas est la science de l’affectivité. "Hapto" signifie rentrer en contact. Il s’agit donc d’une manière pour des futurs parents de tenter une approche ultra différente que celles, plus conventionnelle, qui peuvent leur être proposées durant la grossesse. Sans pour autant les renier, bien entendu.

B. nous a donc accueilli dans sa petite pièce cosi située au second étage d’une charmante demeure située à l’écart de la capitale. Une fois installés, maman et moi étions forts impatients d’entamer les débats, le rendez-vous ayant été reporté plusieurs fois. Cela a du s’observer à notre regard puisqu’elle n’a pas perdu une minute pour débuter la session. Elle a installé ta maman dans un petit canapé aménagé pour la circonstance, l’a mise à l’aise et lui a demandé de se détendre. Ce qui n’est pas chose aisée après une grosse journée de boulot. Papa lui s’est positionné de l’autre côté, trépignant de pouvoir enfin lui aussi s’impliquer pleinement et de ressentir ce bonheur ultime de communiquer de façon plus intime avec toi. Un privilège de plus dans cette magnifique aventure.

B. a demandé à ta maman de poser une de ses mains sur la partie gauche de son ventre. Et avec l’aide de sa paume (pas de ses doigts car cela rend le contact plus abrupte), de glisser telle une vague afin que toi de ton côté, tu puisses te rapprocher de cette source de chaleur. Une sorte de jeu entre bébé et parent. Il a fallu quelques minutes pour que relation se fasse. Maman qui de par son boulot dispose d’un esprit plus relationnel, a eu du mal à rentrer dans le jeu. "Vous le sentez là ?", lui demandait régulièrement B. "Oui, je pense", lui répondait ta maman, pas persuadé qu'il s'agissait bien toi et non les gargouillis de son estomac. Heureusement pour elle, l’attente et les doutes n’ont pas perduré et tu es venu te glisser tout contre sa main comme un chiot viendrait se blottir contre le pelage de sa mère. Elle pouvait enfin sourire.

Ce fut enfin le tour de papa. Il avait eu le temps d’observer la scène et sans se vanter, n’eu pas de mal à comprendre du premier coup le mécanisme. Très, vite, tu es venu te coller tout contre lui. Il s’est senti comme transcendé par ce qui était en train de se passer. L’amour peut parfois faire des miracles. La preuve une nouvelle fois en a été démontrée. Une fusion parfaite entre deux âmes. Lesquelles sont animées par un seul sentiment, celui de l’amour. Deux êtres séparés encore mais bientôt réunies. Apprendre à se connaître, à s’effleurer, à s’apprécier, à se sentir, à se ressentir. Une rencontre plus spirituelle. Un moment hors du commun dont il est difficile d’exprimer les sentiments qui en ressort.

Tous ces exercices seront bénéfiques une fois venu le moment de l’accouchement. B. nous l’a bien rappelé. Et bien sûr, ils peuvent être pratiqués à domicile sans le moindre problème. Une expérience que l’on réitérera très bientôt, mais en plus petit comité. Juste nous trois. Rien que nous. Prochaine rencontre programmée dans une dizaine de jours. Cette fois-ci, nous apprendrons à te bercer. Un beau programme en perspective…

Bon week-end à tous et à lundi...

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12.01.2005

51. A quoi sert un mari finalement...

J’ai lu dans un bouquin qu’à partir d’un certain nombre de semaines, il fallait que la maman sente bouger son bébé au moins dix fois par jour. Il ne m’en fallait pas plus pour m’inquiéter et faire subir la rengaine du style : "alors, il a bougé aujourd’hui ?". Donc, le soir, lorsqu’elle rentre, je ne peux m’empêcher de lui poser la question fatidique. Au début, ça l’amusait de voir que cela me préoccupait tant. Mais à la longue, ça a fini par l’irriter, voir même l’agacer. Tant et si bien que je me demande pas si finalement, elle ne me répond pas "oui" pour me faire plaisir. Je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Je suis comme ça. Avec toutes ces émissions qui n’arrêtent pas de montrer des femmes dont la grossesse n’évolue plus. Et elle avec ses histoires de boulot sur des cas d’enfants nés prématurément ou pas du tout, difficile de rester insensible et impassible.

Pire encore, c’est la frustration qui m’envahit depuis un petit temps. Elle couchée sur le canapé me criant lorsque je suis de l’autre côté de la pièce que bébé est en train de bouger. Moi accourant, manquant de trébucher. Juste le temps de poser mes mains que le petit sacripan a déjà déguerpi. Je patiente quelques minutes mais rien n’y fait. A peine ai-je le dos tourné que rebelote, il remet ça. Et me voilà à nouveau mis sur la touche. C’est indéniable. Je ne suis certainement pas le premier ni le dernier à me plaindre, mais je mentirais en affirmant pas que le père est plus spectateur qu’acteur dans cette aventure.

Il observe, oui. Il est là pour répondre aux demandes incessantes de madame, ah oui. Il se coupe en quatre pour la satisfaire au risque de se voir traiter de mari indigne, ah que oui. Mais qu’obtient-il en retour ? Pas grand-chose. A peine un soupçon de reconnaissance. Et encore… "C’est normal, mon chéri, je n’en attendais pas moins de ta part". Ben voyons… Je suis au four et au moulin. Bon, c’est un peu normal aussi. Elle travaillant toute la journée et moi en attente d’un emploi, j’ai bien le temps de m’occuper du ménage. Mais pourquoi diable ne veut-il pas se montrer lorsque je me tiens près de lui. Oui, je sais, je reviens toujours avec la même chose… Allez, bébé, un petit effort, c’est ton papa qui t’implore à genoux… tu ne peux quand même pas lui refuser ça…

!!! Que le 10.000e visiteur se fasse connaître, un cadeau lui sera adressé à la naissance... !!!

02:19 Écrit par carpe diem | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.01.2005

50. Le calvaire de la poussette

Acheter une poussette n’est pas une mince affaire. Et quand ta maman a décidé de ne pas y mettre du sien, ça en devient plus un calvaire qu’autre chose. En tout et pour tout, notre périple aura duré 1h30. Vingt minutes pour trouver une vendeuse disponible. Dix minutes pour essayer deux poussettes dans la voiture playmobil de ta maman qui peut à peine accueillir la baguette et les croissants chauds du dimanche. Trente minutes pour qu’elle pèse le pour et le contre. La couleur, ceci. Trois roues ou quatre roues ? Oui, mais initialement, on avait quand même décidé d’acheter celle-ci…

Elle a regardé cet engin comme s’il s’agissait d’une pièce de musée. Horizontalement, verticalement, diagonalement… bref, sous toutes les coutures. J’ai cru même qu’elle finirait pas organiser une enquête de marché auprès des autres clientes du magasin. De mon côté, j’avais besoin de m’aérer l’esprit. La décision, je l’avais prise depuis belle lurette. Et généralement, rien ni personne ne peut réussir à me faire revenir dessus. J’ai eu pitié de la vendeuse. J’aurais été à sa place que ce genre de cliente, je les aurais depuis longtemps bouté hors de mon champ de vision. Elle a eu une patience d’ange et a fait preuve d’une gentillesse déraisonnable.

Je lui aurais bien décerné la médaille de la vendeuse la plus patiente et la plus sympathique du magasin. Et par la même occasion, ta maman aurait reçu une décoration pour la cliente la plus chi… que la terre ait connu. Je fulminais et transpirait comme si je m’étais retrouvé en combinaison de ski dans un sauna.

Et finalement, une fois ses conseillers en poussette consultés, elle a porté son choix sur celle que nous avions choisi au préalable, nonante minutes plus tôt. Il ne restait plus qu’à statuer sur la couleur. Noire ou bleue. Bleue ou noire. J’ai tranché avant qu’elle ne reparte dans un autre de ses délires.

Ensuite, on a parlé accessoires. Habillage pluie, sac pour porter les affaires de bébé,… Trois modèles différents lui on été présentés. Il a fallu un à un les essayer comme une paire de chaussures dans un magasin. Enfin, après moult hésitations, elle a fini par choisir. J’ai cru que jamais on ne ressortirait de là. J’avais la nausée, la tête qui cognait comme un marteau-piqueur et une envie irrésistible d’étrangler quelqu’un. Et dire qu’après, nous nous sommes rendus à un autre endroit pour y choisir ton lit…

13:07 Écrit par carpe diem | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note |  Facebook |

07.01.2005

49. Un surplus d’émotions

Enième émission sur le suivi de plusieurs grossesses par des caméras de télévision. Je ne m’en lasse pas. Lorsque je vois l’émotion qui se dégage de tous ces pères au moment où la maman donne vie, j’ai du mal à retenir mes larmes. Je ne cesse de penser à l’instant où enfin, nous serons tous les trois réunis. J’ai du mal à considérer l’état dans lequel je me trouverai. Je ne cesse de répéter à ta maman qu’il est fort possible que je m’effondre avant la fin de l’accouchement. Ce n’est pas spécialement que la vue du sang me fasse peur. Non, je pencherais plus vers un raz de marée de sentiments qu’il me sera difficile de contrôler. Rester debout, ne pas flancher… J’appréhende ce jour mais dans le bon sens. Car il restera à mon avis un des plus beaux que j’aurai l’occasion de vivre.

Assurément, la naissance d’un petit bout n’est pas chose commune. On se pose les questions propres à chacun. Aurais-je assez d’amour à lui donner ? Ferais-je bonne figure à ses yeux ? Mais surtout, parviendrais-je à m’en occuper convenablement en adulte et en père responsable. Elles n’en finissent pas de se déverser sur l’amas de bonne conscience que j’entrepose dans un coin de ma tête.

Ta maman et moi arrivons à la croisée des chemins. Bientôt, une autre route s’offrira à nous. Nous l’emprunterons mais cette fois-ci, un compagnon supplémentaire viendra sera rajouter. Ce compagnon, ce sera toi. Je rêve de cet instant. Je me l’imagine déjà. Toi poussant tes premiers cris. L’émotion de ta maman quand on te posera sur elle. La mienne lorsqu’on me demandera de te donner ton premier bain de nouveau né. J’ai encore du mal à exprimer mes sentiments. Les mots me manquent. Je suis totalement décontenancé face à cet inconnu qui nous tend les bras. J’ai même parfois encore du mal à réaliser ce qui m’arrive. Pourtant, lorsque je vois chaque semaine ce ventre qui grossi, je ne peux m’empêcher de t’apercevoir au loin. Ce minuscule point à l’horizon qui ne cesse de se rapprocher de nous. Cette silhouette qui lentement se dessine mais qui au fil du temps devient de plus en plus perceptible.

Je me joue de moi-même en essayant de comprendre ce qui est en train de changer chez moi. J’ai du mal à me reconnaître. Je suis comme un serpent qui mue. J’attends impatiemment de voir à quoi va ressembler cette nouvelle peau. De quoi sera faite mon existence dans quelques mois… Je me l’imagine. Mais je pense que je ne pourrai répondre à cette question qu’une fois le Jour J arrivé. Pas avant…

Bon week end à toutes et tous et à lundi...

10:41 Écrit par carpe diem | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note |  Facebook |

05.01.2005

48. Mais qu'est-ce que tu grandis !

Papa s'est assez bien plaint ces derniers jours. Il a omis de donner de tes nouvelles. Pas bien, Papa. Alors voilà…

 

Plus les semaines défilent, plus Maman te sent grandir en elle et ce n'est pas peut dire. Chaque jour qui passe est un moment propice pour toi pour prendre encore un peu plus de place. Tu n’arrêtes plus de grandir. D’ailleurs, tu dois être énorme. Pas loin des 30 centimètres. Elle se demande d’ailleurs comme tu fais pour tenir dans un si petit ventre. Moi aussi, je me pose la question… Mais ou cela va donc d’arrêter… surtout que du côté de la charge pondérale, il y a encore une marge considérable avant que n’arrives un poids suffisamment respectable pour pouvoir entrevoir une sortie.

 

"Heureusement, on arrive bientôt au bout de l'aventure", me disait-elle encore. J'ai préféré de pas abonder dans son sens et lui rappeler quand même que nous n'avions même pas encore atteint le dernier tiers de la grossesse. Elle m'a regardé, penaude et s'en est retournée vaquer à ses occupations. Car en effet, depuis peu, ta maman a décidé d’ouvrir un bureau des plaintes dont elle est l'administratrice, la secrétaire et la trésorière. Et comme je suis un véritable privilégié, chaque matin et chaque soir, j'ai droit aux railleries d'usage:

  • J'ai faim (elle est rentrée depuis à peine 10 secondes)
  • J'ai un point de côté dans la fesse gauche (oui, elle est très précise pour ça)
  • J'ai du mal à me lever (ben oui, vu ce que tu portes c'est normal ma chérie)
  • J'ai encore pris du poids (la balance à la longue doit être déréglée)
  • J'en ai marre, je suis toujours obligé de dormir du même côté (n’hésite surtout pas à me réveiller pour un peu d’aide…)
  • J'en ai ras le bol d'être fatiguée comme ça (et ce n'est pas prêt de s'arrêter mon amour) 

Au delà de tout ça, ta maman respire la joie de vivre et laisse transparaître une beauté hors du commun qui ferait regretter à un curé d'avoir décidé de porter la soutane. Elle est belle mais ne le voit pas. Je ne me lasse pas de l'admirer. Je la trouve à croquer avec son petit vendre tout rond. Les vêtements de grossesse lui vont à ravir quoi qu'elle puisse en penser. Et non, elle ne donne pas l'air d'avoir mauvaise mine comme osent affirmer certains. Elle respire simplement le bonheur... et moi ça me rend heureux de la voir dans un tel état...

 

Tu en as bien de la chance d'avoir une maman pareille...


14:54 Écrit par carpe diem | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note |  Facebook |